Journal des ateliers Points de Suspension

Textes produits à l'atelier d'écriture créative Points de Suspension à Paris (5ème)

16 mars 2007

Ploc, ploc, ploc

Dans la nuit,
Ploc, ploc, ploc,
Un robinet fuit,
Ploc, ploc, ploc.

Impossible de dormir,
Ploc, ploc, ploc,
de rêver pour s'enfuir,
Ploc, ploc, ploc.

A défaut de moutons,
Ploc, ploc, ploc,
Les gouttes, comptons,
Ploc, ploc, ploc,

Au rythme du temps
Ploc, ploc, ploc,
Forment un océan,
Ploc, ploc, ploc.

Larmes monotones
Ploc, ploc, ploc,
et folie fusionnent,
Ploc, ploc, ploc.

Fuite de sommeil,
Ploc, ploc, ploc,
Noyade au réveil
Ploc, ploc, ploc.

Posté par paul_denton à 02:07 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


07 février 2007

Petite valse funeste...

Ces silhouettes dansantes encore
Sur le bout de tes seins me dévorent
M'aveuglent de leurs ombres pressantes
Jusqu'à ce que plus rien je ne sente

Et s'efface à présent devant le souvenir
L'instant qui s'oublie là, sépulture de chair
Ce souvenir qui n'en finit plus de mourir
Cette valse qui s'en fout et me fuit, ma chère

Posté par GuillaumeR à 18:29 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2007

Les livres que nous avons lus

Les livres que nous avons lus
Rangés dans des rayons perdus
Ou dans la poussière oubliés
Sont comme toutes les amantes
Qu'un grand séducteur a aimées

Émotions profondes et lentes
De littérature et de science
Qui resteront toute la vie
Même enfouis en nous dans la danse
Du ciel tout autant que du nid

Les livres que nous avons lus
Aimés, chéris, abandonnés
Puisque d'autres étaient en vue
Doivent toujours se rappeler :
Ce sont eux qui nous ont séduits.

Posté par VictorO à 10:47 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 janvier 2007

Aux écrivains, à la nouvelle année

C'est 2007 et je ne t'ai pas oublié
Toi, écrivain de passage, habitué de ces pages
Toi, méridien de l'écriture qui nous enivre d'aventure
Toi qui traverses l'écran pour mieux voguer dans le temps
D'amertume en souvenirs, de pleurs d'enfants en éclats de rire
Tu es là, fidèle au blog, posté à la recherche de l'analogue
Seul face à l'inconstance, tu cherches à fuire l'indifférence
Tu lis entre les lignes, tu rêves, tu t'imagines
Tu vides ton coeur et ta main s'agitte
Merci à toi écrivain de passage, compagnon du devoir,
C'est 2007 et je ne t'ai pas oublié
Alors merci pour tout et puis...bonne année!

Posté par Po line à 10:48 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 janvier 2007

2007 est née

L’année, comme une fleur, vieille et dénudée
Dans un dernier effort jette un œil à ses pieds
« Voilà, de mes trois cent soixante cinq pétales,
Ce qui reste de moi… » et s’éteint sans un râle

Des clameurs s’élèvent lorsque sonne le glas
Minuit et sa suite font cortège au trépas
Ses fils infidèles se hissent sur les toits
Accueillir en liesse le son des premiers pas
De celle, en son sein, qui porte les instants
Que je te souhaite doux et à tous les moments

Posté par GuillaumeR à 11:48 - Poésie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

21 décembre 2006

ToutContreMéditations ToutSimplementEnsemble

Il est vrai qu’il est doux mon ami de deviser avec vous

Et je crois bien qu’il ne servirait à rien si ce n’était pour nous

Et même si presque tout m’est étranger de votre visage

Il se dessine un peu plus au rendez-vous de ces pages

Le temps entre nous est somme toute un élément précieux

Qui nous permet chaque jour de n’pas nous dire adieux

Mais nous tient en haleine et nous donne de la peine

Et rend présent les sept jours qui composent la semaine

Et même si tout cela n’est finalement qu’un jeu

Il a au moins le mérite et ce n’est pas dérisoire

De dévoiler en nous le « je »

Et de faire réalité ce qui ne semblait qu’illusoire

Nous voilà maintenant squattant tout net le blog

Irons-nous mon ami jusqu’à disséquer tout le globe ?

Irons-nous étrangers jusqu’au bout de la terre

Mais comment pourrions-nous éviter de nous taire ?

Nous sommes maintenant unis par un destin similaire

Voilà Pauline et Guillaume R ès maîtres en maniement des vers

Maniant le clique et la rime poétique

Comme on aurait osé le croire à l’ère préhistorique

Philosophons que diable ! Rendons-nous à la fête !

Nous aurons bien le temps de nous vider la tête

Et faisons de cet échange elliptique un ELIXIR

Qui laissera à la mémoire de chacun un ineffable souvenir

Posté par Po line à 10:54 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 décembre 2006

ToutContreMéditations ToutSimplement

Au sein de notre chair gît l’équation divine

Et quelque soit le songe en nos seins qui s’anime

Le mensonge est en clair tout ce que l'on devine

Nous nous en déferons qu’en en faisant le crime

Tout le drame a lieu là : une fois que la vie

Chez l’Homme entre en scène, que l’acteur qui en jouit

Se jette dans l’arène ; émerge alors l’urgence

Et cette innommable vacuité qu’elle suscite

Ne laisse comme issue à celui qu’elle habite

Que sentir et comprendre à présent l’existence

La représentation sous nos yeux vient de naître

Le mensonge est un mythe à dissocier de l’être

Si j’élucide bien les vides entre les vers

Vous vous souciez fort pour lui qu’il prenne ombrage

De notre aller retour de mots pleins de mirages

Lui qui connaît, de vos faveurs, tous les travers

Certes je veux croire qu’au-delà des atours

Bouillonnent des pensées et à tous les détours

Et si de vos atours j’ai convoité l’ivresse

C’est ceux de la pensée non pas de la paresse

Mais sachez s’il vous plaît ô très chère Pauline

Quel plaisir avec vous il est de méditer

C’est ma dévotion à moi d’offrir les lignes

Et mon intention  n’est pas de m’aliter

Posté par GuillaumeR à 14:53 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 décembre 2006

SurToutContreMédiations et peut-être bien plus encore...quoique...

Le philosophe nous dicte que la vie est un songe

Qu’elle est, cette insensée, un merveilleux mensonge,

Et qu’un Homme sitôt ne pourra s’en défaire

Qu’au prix d’un combat acharné exemplaire

Il faut maintenant s’éveiller à la réalité

J’ai certes des atours mais aussi des pensées

Et je veux bien croire qu’un homme a mille flèches à son arc

Mais saura-t-il à la fin me saigner de sa marque

Me donner le bonheur de s’éveiller à ses côtés

Non pour ses paroles non pour ses pensées

Mais pour sa dévotion quotidienne et sincère

Qui feront de lui au-delà d’un amant ou d’un père

Un homme accompli qui saura me séduire

Et qu’au creux de mes songes, je rêverai de conduire

La prose est ma façon d’exposer ma raison

Je ne cache ni ne mime des pensées si intimes

Et ne veux surtout pas dédorer le blason

De celui qui partagea et inspira ces rimes

Et allégea le ton de ces Contre Méditations.

Posté par Po line à 10:35 - Poésie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

18 décembre 2006

SurToutContreMéditations et peut-être bien plus encore...

Cruauté d'un réveil qui de son nom tue un rêve
C'est donc dans mon sommeil que je n'avais de trêve
Moi qui croyais valser sous les flots de ton lit
Que ton corps et mon corps ensemble étaient unis
Voilà que je découvre à jeun et sans café :
C'est derrière mon front que la valse est dansée !
Oui, j'ai l'aveu sincère
Je rêvais de celle qui me rendait heureux
Et ce sans vous déplaire
C'est de vos fiers attraits dont je tirais les voeux
Vos soupirs dans mon cou mille fois faisaient feu
Une armée de frissons vers moi levait les yeux -
Mais le moment sonna pour moi d'ouvrir les miens
Quand votre douce voix en l'air cria "J'ai faim" !
Pauline, s'il vous plaît, soyons un peu sérieux
Le café est mon art mais j'en ai de bien mieux
S'il faut que je dorme pour vous laissez oeuvrer
Alors c'est bien sous terre que je veux reposer !

Posté par GuillaumeR à 00:58 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2006

ToutContreMéditations et plus si...

Ce petit déjeuner me semble presque parfait

Car du fond de mes songes ma bouche a murmuré un oui

Son glaive m'a transpercé et j'ai presque failli crier

Et c'est sans prétexter que dans ses bras j'ai failli

Jamais pour un preux chevalier

Songe ne fut plus douloureux

car il avait rêvé qui pourrait en douter

d'une femme aimante qui le rendrait heureux

Mais Sieur Guillaume ainsi nommé

Avait oublié l'essentielle donnée

Preux chevalier, lui ai-je demandé

"Sais-tu faire le café?"

Ainsi le valeureux Guillaume, le songeur téméraire

Se souviendra toujours jusqu'à ce qu'il soit sous terre

Qu'une femme un homme ne peut aimer

Que lorsqu'il dort et qu'elle est réveillée!

Posté par Po line à 17:57 - Poésie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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