16 mars 2007
Ploc, ploc, ploc
Dans la nuit,
Ploc, ploc, ploc,
Un robinet fuit,
Ploc, ploc, ploc.
Impossible de dormir,
Ploc, ploc, ploc,
de rêver pour s'enfuir,
Ploc, ploc, ploc.
A défaut de moutons,
Ploc, ploc, ploc,
Les gouttes, comptons,
Ploc, ploc, ploc,
Au rythme du temps
Ploc, ploc, ploc,
Forment un océan,
Ploc, ploc, ploc.
Larmes monotones
Ploc, ploc, ploc,
et folie fusionnent,
Ploc, ploc, ploc.
Fuite de sommeil,
Ploc, ploc, ploc,
Noyade au réveil
Ploc, ploc, ploc.
07 février 2007
Petite valse funeste...
Ces silhouettes dansantes encore
Sur le bout de tes seins me dévorent
M'aveuglent de leurs ombres pressantes
Jusqu'à ce que plus rien je ne sente
Et s'efface à présent devant le souvenir
L'instant qui s'oublie là, sépulture de chair
Ce souvenir qui n'en finit plus de mourir
Cette valse qui s'en fout et me fuit, ma chère
04 février 2007
Les livres que nous avons lus
Les livres que nous avons lus
Rangés dans des rayons perdus
Ou dans la poussière oubliés
Sont comme toutes les amantes
Qu'un grand séducteur a aimées
Émotions profondes et lentes
De littérature et de science
Qui resteront toute la vie
Même enfouis en nous dans la danse
Du ciel tout autant que du nid
Les livres que nous avons lus
Aimés, chéris, abandonnés
Puisque d'autres étaient en vue
Doivent toujours se rappeler :
Ce sont eux qui nous ont séduits.
05 janvier 2007
Aux écrivains, à la nouvelle année
C'est 2007 et je ne t'ai pas oublié
Toi, écrivain de passage, habitué de ces pages
Toi, méridien de l'écriture qui nous enivre d'aventure
Toi qui traverses l'écran pour mieux voguer dans le temps
D'amertume en souvenirs, de pleurs d'enfants en éclats de rire
Tu es là, fidèle au blog, posté à la recherche de l'analogue
Seul face à l'inconstance, tu cherches à fuire l'indifférence
Tu lis entre les lignes, tu rêves, tu t'imagines
Tu vides ton coeur et ta main s'agitte
Merci à toi écrivain de passage, compagnon du devoir,
C'est 2007 et je ne t'ai pas oublié
Alors merci pour tout et puis...bonne année!
04 janvier 2007
2007 est née
L’année, comme une fleur, vieille et dénudée
Dans un dernier effort jette un œil à ses pieds
« Voilà, de mes trois cent soixante cinq pétales,
Ce qui reste de moi… » et s’éteint sans un râle
Des clameurs s’élèvent lorsque sonne le glas
Minuit et sa suite font cortège au trépas
Ses fils infidèles se hissent sur les toits
Accueillir en liesse le son des premiers pas
De celle, en son sein, qui porte les instants
Que je te souhaite doux et à tous les moments
21 décembre 2006
ToutContreMéditations ToutSimplementEnsemble
Il est vrai qu’il est doux mon ami de deviser avec vous
Et je crois bien qu’il ne servirait à rien si ce n’était pour nous
Et même si presque tout m’est étranger de votre visage
Il se dessine un peu plus au rendez-vous de ces pages
Le temps entre nous est somme toute un élément précieux
Qui nous permet chaque jour de n’pas nous dire adieux
Mais nous tient en haleine et nous donne de la peine
Et rend présent les sept jours qui composent la semaine
Et même si tout cela n’est finalement qu’un jeu
Il a au moins le mérite et ce n’est pas dérisoire
De dévoiler en nous le « je »
Et de faire réalité ce qui ne semblait qu’illusoire
Nous voilà maintenant squattant tout net le blog
Irons-nous mon ami jusqu’à disséquer tout le globe ?
Irons-nous étrangers jusqu’au bout de la terre
Mais comment pourrions-nous éviter de nous taire ?
Nous sommes maintenant unis par un destin similaire
Voilà Pauline et Guillaume R ès maîtres en maniement des vers
Maniant le clique et la rime poétique
Comme on aurait osé le croire à l’ère préhistorique
Philosophons que diable ! Rendons-nous à la fête !
Nous aurons bien le temps de nous vider la tête
Et faisons de cet échange elliptique un ELIXIR
Qui laissera à la mémoire de chacun un ineffable souvenir
20 décembre 2006
ToutContreMéditations ToutSimplement
Au sein de notre chair gît l’équation divine
Et quelque soit le songe en nos seins qui s’anime
Le mensonge est en clair tout ce que l'on devine
Nous nous en déferons qu’en en faisant le crime
Tout le drame a lieu là : une fois que la vie
Chez l’Homme entre en scène, que l’acteur qui en jouit
Se jette dans l’arène ; émerge alors l’urgence
Et cette innommable vacuité qu’elle suscite
Ne laisse comme issue à celui qu’elle habite
Que sentir et comprendre à présent l’existence
La représentation sous nos yeux vient de naître
Le mensonge est un mythe à dissocier de l’être
Si j’élucide bien les vides entre les vers
Vous vous souciez fort pour lui qu’il prenne ombrage
De notre aller retour de mots pleins de mirages
Lui qui connaît, de vos faveurs, tous les travers
Certes je veux croire qu’au-delà des atours
Bouillonnent des pensées et à tous les détours
Et si de vos atours j’ai convoité l’ivresse
C’est ceux de la pensée non pas de la paresse
Mais sachez s’il vous plaît ô très chère Pauline
Quel plaisir avec vous il est de méditer
C’est ma dévotion à moi d’offrir les lignes
Et mon intention n’est pas de m’aliter
19 décembre 2006
SurToutContreMédiations et peut-être bien plus encore...quoique...
Le philosophe nous dicte que la vie est un songe
Qu’elle est, cette insensée, un merveilleux mensonge,
Et qu’un Homme sitôt ne pourra s’en défaire
Qu’au prix d’un combat acharné exemplaire
Il faut maintenant s’éveiller à la réalité
J’ai certes des atours mais aussi des pensées
Et je veux bien croire qu’un homme a mille flèches à son arc
Mais saura-t-il à la fin me saigner de sa marque
Me donner le bonheur de s’éveiller à ses côtés
Non pour ses paroles non pour ses pensées
Mais pour sa dévotion quotidienne et sincère
Qui feront de lui au-delà d’un amant ou d’un père
Un homme accompli qui saura me séduire
Et qu’au creux de mes songes, je rêverai de conduire
La prose est ma façon d’exposer ma raison
Je ne cache ni ne mime des pensées si intimes
Et ne veux surtout pas dédorer le blason
De celui qui partagea et inspira ces rimes
Et allégea le ton de ces Contre Méditations.
18 décembre 2006
SurToutContreMéditations et peut-être bien plus encore...
Cruauté d'un réveil qui de son nom tue un rêve
C'est donc dans mon sommeil que je n'avais de trêve
Moi qui croyais valser sous les flots de ton lit
Que ton corps et mon corps ensemble étaient unis
Voilà que je découvre à jeun et sans café :
C'est derrière mon front que la valse est dansée !
Oui, j'ai l'aveu sincère
Je rêvais de celle qui me rendait heureux
Et ce sans vous déplaire
C'est de vos fiers attraits dont je tirais les voeux
Vos soupirs dans mon cou mille fois faisaient feu
Une armée de frissons vers moi levait les yeux -
Mais le moment sonna pour moi d'ouvrir les miens
Quand votre douce voix en l'air cria "J'ai faim" !
Pauline, s'il vous plaît, soyons un peu sérieux
Le café est mon art mais j'en ai de bien mieux
S'il faut que je dorme pour vous laissez oeuvrer
Alors c'est bien sous terre que je veux reposer !
16 décembre 2006
ToutContreMéditations et plus si...
Ce petit déjeuner me semble presque parfait
Car du fond de mes songes ma bouche a murmuré un oui
Son glaive m'a transpercé et j'ai presque failli crier
Et c'est sans prétexter que dans ses bras j'ai failli
Jamais pour un preux chevalier
Songe ne fut plus douloureux
car il avait rêvé qui pourrait en douter
d'une femme aimante qui le rendrait heureux
Mais Sieur Guillaume ainsi nommé
Avait oublié l'essentielle donnée
Preux chevalier, lui ai-je demandé
"Sais-tu faire le café?"
Ainsi le valeureux Guillaume, le songeur téméraire
Se souviendra toujours jusqu'à ce qu'il soit sous terre
Qu'une femme un homme ne peut aimer
Que lorsqu'il dort et qu'elle est réveillée!
